Faire face aux textes de l’Antiquité

Hors-série 1 (2025−2026)

Numéro en cours d’é­la­bo­ra­tion.

Présentation du numéro

La Revue de Pédagogie des langues anciennes accueille les actes du col­loque inter­na­tio­nal de didac­tique des langues anciennes « Faire face aux textes de l’Antiquité » qui a eu lieu les 5 et 6 octobre 2023 à l’ENS de Lyon.

« […] À un moment ou à un autre de son « his­toire péda­go­gique », tout·e apprenant·e en langues anciennes se trouve confronté·e à un texte écrit qui s’impose à elle·lui comme un obs­tacle à fran­chir, une énigme à résoudre ou un mes­sage à déco­der. Mais l’apprenant·e se trouve sou­vent démuni·e et ce, pour de mul­tiples rai­sons : elle·il ne maî­trise pas encore assez la gram­maire et le lexique de la langue, connaît mal les contextes divers aux­quels il faut rat­ta­cher le texte, notam­ment les contextes his­to­riques ou lit­té­raires, manque de pra­tique de lec­ture d’un texte écrit ou d’un texte écrit dans une autre langue, etc. […] » (Extrait de la pré­sen­ta­tion du col­loque.)

Consulter la pré­sen­ta­tion du col­loque sur le site HISOMA.
Consulter le pro­gramme.

Données éditoriales

  • Titre : « Faire face aux textes de l’Antiquité ».
  • Éditeurs : Élodie Barbier, Vincent Bruni, Thomas Frétard, Benoît Jeanjean, Peggy Lecaudé, Samuel Tursin.
  • Date de publi­ca­tion du numé­ro com­plet : [à paraître].

Sommaire [temporaire]

Propositum uitae… legendum : « ma vie, devant tes yeux, à lire ». De la lecture antique à la lecture en classe de poèmes latins inscrits

  • Dylan BOVET
  • p. [à défi­nir]
  • publié en ligne le 25/04/2026

Dans l’Antiquité latine, les poèmes épi­gra­phiques consti­tuent un type par­ti­cu­lier d’inscriptions dont la lec­ture mobi­lise des formes variées de lit­té­ra­tie. Texte, dis­po­si­tion maté­rielle, contexte cultu®el et pra­tiques de lec­ture rituelle contri­buent conjoin­te­ment à la construc­tion du sens. À par­tir d’une approche anthro­po­lo­gique de la lec­ture du texte ins­crit, cet article mobi­lise ces formes de lit­té­ra­tie dans l’enseignement du latin. En s’appuyant sur les stra­té­gies par les­quelles les ins­crip­tions se donnent à lire, il pro­pose un par­cours gra­dué enga­geant les appre­nantes et les appre­nants dans un pre­mier face-à-face avec des textes pro­gres­si­ve­ment acces­sibles, depuis l’identification des cadres contex­tuels et lexi­caux jusqu’à une lec­ture orien­tée vers la tra­duc­tion et l’appréciation de la forme poé­tique. Cette démarche vise à déve­lop­per des com­pé­tences de trans­po­si­tion intra­lin­guale et inter­lin­guale, ain­si qu’intersémiotique, et à four­nir des outils pour lire, inter­pré­ter et tra­duire des textes incon­nus.

Ovide dans le texte dès la 6e : apports de l’étude des Métamorphoses en version bilingue pour former les élèves à la lecture des textes littéraires ?

  • Cécile COUTEAUX
  • p. [à défi­nir]
  • publié en ligne le 28/08/2025

L’expérimentation pré­sen­tée a été réa­li­sée au col­lège en France, dans des classes de fran­çais en sixième et de latin en cin­quième, autour de la lec­ture de quatre extraits des Métamorphoses en pré­sen­ta­tion bilingue. Les ana­lyses portent sur les réponses des élèves à des ques­tions appré­cia­tives, à une com­pa­rai­son de tra­duc­tion et à un exer­cice de tra­duc­tion « libre ».

Des paraphrases pour mieux lire les textes ?

  • Christophe CUSSET & Clémentine BERNARD
  • p. [à défi­nir]
  • publié en ligne le 24/02/2026

La para­phrase est l’un des exer­cices pra­ti­qués dans les classes de rhé­to­rique dès l’Antiquité : c’est à la fois un exer­cice sur la langue, la lec­ture et la com­pré­hen­sion qui per­met de mettre en évi­dence ce qu’un élève a com­pris d’un texte. Il peut y avoir des niveaux dif­fé­rents de para­phrase. À la lumière des connais­sances que nous avons des para­phrases antiques, nous pou­vons essayer aus­si aujourd’hui de déve­lop­per cet exer­cice comme une moda­li­té d’apprentissage par­mi d’autres, en par­ti­cu­lier pour entrer plus aisé­ment dans l’exercice de lec­ture des textes. La para­phrase peut être uti­li­sée comme un palier vers la lec­ture des textes authen­tiques d’auteurs anciens. Nous ana­ly­se­rons une expé­rience menée sur un texte de Théocrite dans le cadre des Lieux d’éducation asso­ciés de l’Institut fran­çais de l’éducation (LéA-IFÉ).

Les textes anciens comme révélateurs de compétences : retour d’expérience

  • Sophie GÄLLNÖ
  • p. [à défi­nir]
  • publié en ligne le 28/08/2025

Le pro­gramme annuel d’initiation au grec ancien à l’université de Genève accueille des per­sonnes au pro­fil diver­si­fié tant du point de vue de leur par­cours que de leur moti­va­tion à suivre cet ensei­gne­ment. Les apports de ce cours accé­lé­ré de grec et sa per­ti­nence pour l’ensemble du cur­sus en lettres ne sont par consé­quent pas tou­jours faciles à repé­rer pour tout le monde. Cet article relate une expé­rience menée en classe visant à iden­ti­fier, au moyen d’un tra­vail réflexif indi­vi­duel, les com­pé­tences dis­ci­pli­naires et trans­ver­sales mobi­li­sées pen­dant l’année. Il en res­sort que la confron­ta­tion aux textes d’auteurs est per­çue comme par­ti­cu­liè­re­ment for­ma­trice et per­ti­nente pour le déve­lop­pe­ment de dif­fé­rentes com­pé­tences impor­tantes.

Lire la Médée d’Euripide… pour en comprendre le texte grec : retour sur une expérimentation récente

  • Flore KIMMEL-CLAUZET

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  • publié en ligne le 24/03/2026

Cet article cherche à éva­luer l’intérêt de la sépa­ra­tion entre les phases de tra­duc­tion et de com­men­taire des textes ain­si que l’apport de l’ajout de deux acti­vi­tés à un cours tra­di­tion­nel de tra­duc­tion-expli­ca­tion de texte. L’objectif est de favo­ri­ser une meilleure com­pré­hen­sion de la lettre du texte grec en troi­sième année de licence. Les nou­velles acti­vi­tés mises en place (ques­tions-réponses sur le texte en grec et ana­lyse de tra­duc­tions lit­té­raires) sont uti­li­sées, pour la pre­mière, comme une étape vers la construc­tion de pistes de com­men­taire, pour la seconde, comme appro­fon­dis­se­ment de ces pistes de com­men­taire. Elles visent à aider les étu­diants à se déta­cher d’une tra­duc­tion de réfé­rence apprise par cœur et consi­dé­rée comme « juste », sans aucune remise en ques­tion. Elles les invitent à relire le texte grec en pre­nant conscience du filtre que consti­tue toute tra­duc­tion pour essayer d’en recons­ti­tuer le sens ou les sens pos­sibles.

La tempête en images (Virgile, Énéide, I, 81–94 et 102–123)

  • Antje-Marianne KOLDE & Catherine FIDANZA

  • p. [à défi­nir]
  • publié en ligne le 26/02/2026

Les clés que la lec­ture lit­té­raire sen­sible four­nit aux élèves pour res­sen­tir — et tra­duire — les émo­tions qu’exprime un texte poé­tique touchent essen­tiel­le­ment l’ouïe ; com­ment asso­cier la vue ? Est-ce que le recours à des images, fixes ou mobiles, pour­rait appor­ter un sou­tien effi­cace ? Voilà la ques­tion à l’origine du dis­po­si­tif didac­tique que nous pré­sen­tons dans cet article, après l’avoir expé­ri­men­té avec des élèves de latin âgés de 15 à 17 ans dans le cadre d’un pro­jet de lec­ture por­tant sur l’Énéide de Virgile, à Neuchâtel, en Suisse.

Des images antiques pour lire des textes littéraires en grec et en latin : réflexions autour d’une expérience de recherche

  • Carlamaria LUCCI

  • p. [à défi­nir]
  • publié en ligne le 28/08/2025

L’objectif de cet article est de pré­sen­ter une démarche didac­tique, axée sur la com­pa­rai­son entre textes lit­té­raires en grec et en latin, d’une part, et images anciennes, de l’autre, qui a été mise en place sur le ter­rain sco­laire de Suisse romande, sur­tout du can­ton de Vaud, entre 2020 et 2021. La démarche a pris forme dans le cadre d’une recherche doc­to­rale menée en cotu­telle, entre la Haute École Pédagogique du can­ton de Vaud et l’Université de Lausanne, dans les années 2017–2023. Après avoir four­ni des indi­ca­tions sur le cadre théo­rique et les lignes géné­rales de la recherche, j’en pré­sen­te­rai les résul­tats dans une pers­pec­tive prag­ma­tique, afin de mon­trer limites et poten­tiel de la démarche en vue d’une exploi­ta­tion dans le contexte sco­laire.

Le grec et le latin : des cours qui « délient les langues »

  • Cécilia SUZZONI

  • p. [à défi­nir]
  • publié en ligne le 06/10/2025

L’article qui suit reprend une contri­bu­tion orale pro­non­cée à l’occasion d’une invi­ta­tion de Christophe Cusset au col­loque « Faire face aux textes de l’Antiquité ». Il ne s’inscrit pas dans le cadre d’une démarche péda­go­gique en cours. Il est cepen­dant le fruit d’une expé­rience péda­go­gique, celle de l’enseignement des langues anciennes et de la lit­té­ra­ture fran­çaise au lycée et en classes pré­pa­ra­toires. Le libel­lé de mon inter­ven­tion éclaire l’essentiel de mon pro­pos : la néces­si­té d’un recours sys­té­ma­tique, dans le pro­ces­sus de la tra­duc­tion, à une ana­lyse lexi­co-cultu­relle ; celle-ci doit conduire à une archéo­lo­gie du sens dont la fécon­di­té concerne aus­si bien la langue source que la langue cible. Cela sup­pose une défi­ni­tion de la langue comme « langue de culture », maté­riau et milieu his­to­riques, insé­pa­rable donc des grands enjeux, lit­té­raires, his­to­riques, phi­lo­so­phiques mis en mots dans les œuvres de l’Antiquité que nous rece­vons en tra­duc­tion, dans la tra­duc­tion, et dont nous conti­nuons de débattre en les subor­don­nant aux inté­rêts d’aujourd’hui. D’où la néces­si­té de main­te­nir l’exercice de la ver­sion, un exer­cice renou­ve­lé dans sa pra­tique et ses ambi­tions. Une telle approche implique que l’apprentissage des langues anciennes béné­fi­cie de toute l’autorité ins­ti­tu­tion­nelle octroyée aux autres dis­ci­plines dites fon­da­men­tales (les­quelles, d’ailleurs, lui sont inti­me­ment liées en dia­chro­nie et syn­chro­nie).

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